Réussite : les jeux de patience à jouer en ligne
Une réussite est un jeu de cartes qui se joue seul : on range un jeu mélangé selon des règles fixes, et la partie est gagnée quand tout est rangé ou retiré. Voici les huit réussites de ce site, gratuites, sans inscription ni téléchargement, avec ce qui les distingue et un guide pour choisir la vôtre.
Sommaire
- Réussite ou patience : de quoi parle-t-on ?
- Les grandes familles de réussites
- Les 8 réussites du site comparées
- Chaque réussite en quelques lignes
- Comment choisir sa réussite
- Jouer aux réussites gratuitement en ligne : ce qui est commun
- Bien jouer à une réussite : les principes qui valent partout
- Les réussites et Windows
- Les autres jeux de cartes du site
- Questions fréquentes
- PyramideRapideRetirez des paires dont la somme fait 13.
- GolfRapideSept colonnes à vider, une carte au-dessus ou au-dessous.
- TriPeaksRapideTrois pics à dégager en enchaînant les rangs voisins.
- YukonStratégieSans pioche : on déplace même les cartes en désordre.
- ScorpionStratégieSuites par enseigne, réserve de trois cartes.
- CanfieldDifficileUne réserve de 13 cartes et une base tirée au sort.
- 40 voleursDifficileDeux jeux, une carte à la fois, un seul passage.
- Solitaire russeDifficileLe Yukon avec des suites dans la même enseigne.
Réussite ou patience : de quoi parle-t-on ?
En français, « réussite » et « patience » désignent la même chose : un jeu de cartes pour une seule personne. Le joueur n'affronte personne. Il affronte l'ordre des cartes, fixé au moment du mélange.
En anglais, on dit « patience » au Royaume-Uni et « solitaire » aux États-Unis. En France, « le solitaire » désigne surtout une réussite précise, le Klondike, celle que beaucoup ont découverte sur Windows. Le mot sert aussi pour un casse-tête sans cartes, le solitaire à billes.
Toutes les réussites partagent trois éléments. Une mise en place : les cartes sont distribuées en colonnes, en pyramide ou en rangées. Une règle de pose : quelle carte peut aller sur quelle autre. Un but : monter des fondations, vider la table ou retirer des suites complètes.
Le reste change beaucoup d'un jeu à l'autre. Certaines réussites montrent toutes les cartes dès le départ et récompensent la réflexion. D'autres cachent une partie du jeu et demandent de bien gérer la pioche. Certaines se jouent en trois minutes, d'autres demandent une vraie séance.
Les grandes familles de réussites
Il existe des centaines de réussites aux cartes. La plupart se rangent dans quelques familles. Les connaître aide à passer d'un jeu à l'autre : une fois la logique d'une famille comprise, ses cousines s'apprennent en quelques parties.
Les réussites de construction en colonnes
C'est la famille du solitaire classique (Klondike). Les cartes sont réparties en colonnes, en partie cachées. On construit sur ces colonnes des suites descendantes, puis on monte les cartes sur quatre fondations, de l'As au Roi, une par enseigne.
Ce qui change d'un jeu à l'autre, c'est la règle de pose. Au Klondike, on alterne rouge et noir : un 6 ♥ va sur un 7 ♠. Au solitaire russe, on reste dans la même enseigne : un 6 ♥ ne va que sur le 7 ♥. Au Yukon, on alterne les couleurs comme au Klondike, mais on peut déplacer une carte avec tout ce qui est posé dessus, même en désordre.
Le Canfield appartient à cette famille, avec deux particularités : une réserve de 13 cartes à écouler et des fondations qui ne commencent pas forcément par l'As. Le Scorpion en est un cousin : pas de fondation à monter, on construit des suites complètes du Roi à l'As dans la même enseigne, retirées dès qu'elles sont finies. C'est aussi le principe du Spider.
Le FreeCell se rattache aussi à cette famille, avec une différence de taille : toutes les cartes sont visibles et quatre cellules libres servent de places de stockage. Il n'y a presque pas de hasard une fois la donne posée.
Les réussites d'appariement
Ici, on ne construit rien. On retire des cartes par paires selon une règle de calcul. La Pyramide est l'exemple le plus connu : on retire deux cartes libres dont la somme fait 13. Un 6 part avec un 7, un 4 avec un 9, et un Roi part seul.
La difficulté vient de la disposition. Les cartes se chevauchent : une carte n'est libre que lorsque les deux cartes qui la recouvrent sont parties. Il faut donc choisir l'ordre des paires pour ne pas enfermer une carte dont on aura besoin plus tard.
Les réussites de talon
Le Golf et le TriPeaks reposent sur une seule règle : on pose sur le talon une carte d'un rang au-dessus ou au-dessous de celle qui s'y trouve, sans tenir compte de l'enseigne. Sur un 8, on peut poser un 7 ou un 9. Quand plus rien ne va, on retourne une carte de la pioche.
Le but est de vider la table. Le plaisir vient des enchaînements : 8, 9, 10, 9, 8, 7… Une longue suite peut vider la moitié d'une colonne en quelques touchers. Ces jeux se jouent vite et conviennent bien au téléphone.
Le Golf montre toutes ses cartes dès le départ : on peut tout prévoir, sauf l'ordre de la pioche. Le TriPeaks cache 18 de ses 28 cartes de table, qui se retournent au fur et à mesure. Dans les deux cas, la pioche ne passe qu'une fois.
Les réussites à deux jeux
Avec 104 cartes, une réussite change de rythme. Les parties sont plus longues, les combinaisons plus nombreuses, et chaque carte existe en double : il y a deux 7 ♠, ce qui ouvre deux chemins.
Les 40 voleurs en sont le grand classique : 10 colonnes de 4 cartes visibles, 8 fondations, une pioche de 64 cartes qui ne passe qu'une fois et des suites dans la même enseigne. Le Spider utilise aussi deux jeux. Le double solitaire applique les règles du Klondike à 104 cartes, et le triple solitaire à 156 cartes.
Les 8 réussites du site comparées
Ce tableau résume les huit réussites proposées sous cette rubrique. La difficulté est relative : elle compare ces jeux entre eux, d'après la quantité de cartes cachées, le nombre de passages dans la pioche et la marge de manœuvre qu'offrent les règles.
| Réussite | Cartes | Pioche | Difficulté relative | À savoir |
|---|---|---|---|---|
| Pyramide | 52, dont 28 en pyramide | 24 cartes, 3 passages par défaut (1, 3 ou illimités) | Accessible | Paires qui font 13 ; le Roi part seul |
| Golf | 52, dont 35 visibles en 7 colonnes | 16 cartes, un seul passage | Accessible | Rang voisin ; Roi et As ne se suivent pas par défaut |
| TriPeaks | 52, dont 28 en trois pics | 23 cartes, un seul passage | Accessible | Rang voisin ; Roi et As s'enchaînent par défaut |
| Yukon | 52, toutes sur la table | Aucune | Réfléchie | On déplace une carte avec tout ce qu'elle porte |
| Scorpion | 52, dont 3 en réserve | Réserve de 3 cartes, distribuée une fois | Réfléchie | Suites Roi → As de même enseigne retirées |
| Canfield | 52 : réserve de 13, 4 colonnes | 34 cartes, par 3 ou par 1, passages illimités | Exigeante | Base des fondations tirée au sort |
| 40 voleurs | 104 (deux jeux) | 64 cartes, un seul passage | Exigeante | Même enseigne, déplacements limités |
| Solitaire russe | 52, toutes sur la table | Aucune | Exigeante | Comme le Yukon, mais dans la même enseigne |
Les réussites sans pioche (Yukon, Solitaire russe) donnent toutes leurs cartes dès le départ : chaque blocage vient d'un choix. Les réussites à un seul passage (Golf, TriPeaks, 40 voleurs) laissent plus de place au hasard.
Chaque réussite en quelques lignes
Pyramide : l'arithmétique
Vingt-huit cartes forment une pyramide de sept rangées. On retire deux cartes libres dont la somme fait 13 : As et Dame, 2 et Valet, 3 et 10, 4 et 9, 5 et 8, 6 et 7. La carte du dessus du talon peut faire paire avec une carte libre de la pyramide. La partie est gagnée quand la pyramide est vide, même s'il reste des cartes dans la pioche. Règles complètes et tableau des paires sur la page de la Pyramide solitaire.
Golf : tout est visible
Sept colonnes de cinq cartes, toutes face visible. On pose sur le talon la dernière carte d'une colonne si elle a un rang d'écart avec la carte du talon. Comme rien n'est caché, on peut préparer de longs enchaînements avant de jouer. Toutes les règles et une méthode de jeu sur la page du Golf solitaire.
TriPeaks : trois sommets à raser
Même règle de rang voisin que le Golf, mais sur trois pics qui se chevauchent. Seules les dix cartes du bas sont visibles au départ ; une carte se retourne quand les deux cartes qui la recouvrent sont parties. Ici, le Roi et l'As s'enchaînent par défaut : sur un Roi, on peut poser une Dame ou un As. Détails sur la page du TriPeaks solitaire.
Yukon : le désordre permis
Pas de pioche : les 52 cartes sont sur la table, en sept colonnes. Toute carte visible se déplace avec toutes les cartes posées dessus, même si elles ne sont pas en ordre, à condition d'aller sur une carte de couleur opposée et de rang immédiatement supérieur. Cette liberté rend le Yukon très différent du Klondike, malgré un air de famille.
Scorpion : des suites à compléter
Sept colonnes de sept cartes, dont certaines cachées, et trois cartes en réserve. On pose une carte sur la carte de même enseigne et de rang immédiatement supérieur. Une suite complète du Roi à l'As dans une même enseigne est retirée ; quatre suites retirées, et c'est gagné. Le Scorpion plaira à ceux qui aiment le Spider.
Canfield : la base tirée au sort
Une réserve de 13 cartes, quatre colonnes d'une carte et une carte posée sur la première fondation : son rang devient la base des quatre fondations, qui montent en boucle (après le Roi vient l'As). Le Canfield porte le nom de Richard Canfield, tenancier de maison de jeu américain de la fin du XIXᵉ siècle.
40 voleurs : deux jeux et de la rigueur
Dix colonnes de quatre cartes visibles, huit fondations, une pioche de 64 cartes à un seul passage. On descend dans la même enseigne et on ne déplace en principe qu'une carte à la fois. Les 40 voleurs demandent de compter et de prévoir.
Solitaire russe : le Yukon en plus strict
Même mise en place et mêmes déplacements que le Yukon, mais une carte ne va que sur la carte de rang supérieur de la même enseigne. Un 9 ♣ ne peut aller que sur le 10 ♣ : il n'a qu'une destination possible au lieu de deux. Le solitaire russe est la plus exigeante des réussites sans pioche du site.
Comment choisir sa réussite
Le bon jeu dépend du temps dont vous disposez et de ce que vous cherchez : vous détendre ou réfléchir.
- Quelques minutes devant vousPrenez le Golf ou le TriPeaks. Une seule règle, des parties courtes, et l'on comprend vite pourquoi on a perdu.
- Envie de calcul mentalChoisissez la Pyramide. Toute la partie tourne autour du nombre 13, et l'ordre des paires compte.
- Envie de réfléchir sans hasard cachéEssayez le Yukon : pas de pioche, chaque coup se prépare. Le FreeCell, toutes cartes visibles, va dans le même sens.
- Vous aimez le SpiderLe Scorpion reprend l'idée des suites complètes retirées, sur une table plus petite.
- Vous voulez un défiTentez le Canfield, les 40 voleurs ou le Solitaire russe. Beaucoup de parties se perdent : c'est le jeu.
Si vous découvrez les réussites, le solitaire classique reste la porte d'entrée la plus simple. Ses règles servent de référence : la plupart des autres jeux se décrivent par différence avec lui.
Jouer aux réussites gratuitement en ligne : ce qui est commun
Les huit réussites partagent la même table et les mêmes commandes. Toucher ou cliquer une carte jouable l'envoie à la meilleure place possible ; si elle ne peut aller nulle part, elle tremble. On peut aussi glisser-déposer une carte ou une suite.
Le bouton Annuler n'a pas de limite de nombre d'utilisations et garde jusqu'à 400 coups en mémoire. Le bouton Indice surligne un coup utile, ou la pioche quand il faut piocher. Au clavier : Ctrl+Z pour annuler, N pour une nouvelle partie, I pour un indice et Espace pour piocher.
Le panneau Réglages compte trois onglets : Partie, Affichage et Statistiques. Vous y choisissez le tapis (vert, bleu, bordeaux, ardoise ou sable), le dos des cartes, l'option « quatre couleurs » qui colore le trèfle en vert et le carreau en bleu, et un mode gaucher. Les statistiques de chaque jeu restent dans votre navigateur.
Chaque donne porte un numéro, et la fin de partie propose de rejouer la même donne. C'est utile pour comprendre une défaite : on reprend la partie en sachant où se trouvent les cartes difficiles. Quand plus aucun coup utile n'existe, un message propose d'annuler ou de recommencer.
Bien jouer à une réussite : les principes qui valent partout
Chaque jeu a sa stratégie, détaillée sur sa page. Quelques réflexes valent pour toutes les réussites aux cartes.
Regarder avant de toucher. Avant le premier coup, parcourez la table. Repérez les As, les Rois et les cartes bloquées sous d'autres. Une seconde d'observation évite souvent un blocage vingt coups plus tard.
Privilégier les coups qui révèlent. Dans les jeux à cartes cachées (Klondike, Yukon, Scorpion, TriPeaks), un coup qui retourne une carte apporte de l'information. À choix égal, préférez-le.
Ménager la pioche à passage unique. Au Golf, au TriPeaks et aux 40 voleurs, la pioche ne passe qu'une fois. Une carte retournée trop tôt est perdue. Jouez d'abord tout ce que la table permet.
Garder une colonne vide pour le bon moment. Dans les jeux de construction, une colonne vide est une ressource. La remplir avec la première carte venue la gaspille.
Se servir du bouton Annuler pour apprendre. Revenir en arrière pour tester un autre chemin est le moyen le plus rapide de comprendre une réussite. Pour le Klondike, les règles du solitaire sont détaillées dans une rubrique à part.
Les réussites et Windows
Beaucoup de joueurs ont découvert la réussite sur ordinateur. Le Solitaire de Microsoft, un Klondike, est livré avec Windows 3.0 en 1990. Spider Solitaire et FreeCell font partie des jeux de Windows XP.
Depuis Windows 8, les réussites de Microsoft sont réunies dans l'application « Microsoft Solitaire Collection », qui comprend notamment la Pyramide et le TriPeaks. Si vous cherchez ces jeux sans installer d'application, les versions de ce site se jouent directement dans le navigateur. Les pages Solitaire Windows et Spider Windows expliquent les différences.
Les autres jeux de cartes du site
Au-delà de ces huit réussites, le site propose les grands classiques. Le solitaire en pioche 1 ou en pioche 3, avec des donnes gagnables vérifiées par un solveur. Le Spider solitaire en une, deux ou quatre couleurs. Le FreeCell et ses donnes numérotées comme celles de Windows. Et une donne du jour, la même pour tous les joueurs.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre une réussite et une patience ?
Aucune : les deux mots désignent en français les jeux de cartes qui se jouent seul. En anglais, on dit « patience » au Royaume-Uni et « solitaire » aux États-Unis. En France, « le solitaire » désigne surtout le Klondike.
Comment choisir une réussite quand on débute ?
Commencez par une réussite de talon comme le Golf ou le TriPeaks : une seule règle, des parties de quelques minutes. Passez ensuite au solitaire classique, puis au Yukon ou au Canfield.
Peut-on jouer à ces réussites gratuitement sur téléphone ?
Oui. Les huit réussites se jouent gratuitement dans le navigateur, sans inscription ni téléchargement, sur ordinateur, tablette et téléphone. La partie en cours est reprise à la visite suivante.
Pourquoi certaines réussites semblent impossibles à gagner ?
Une réussite dépend de l'ordre des cartes. Dans les jeux à un seul passage dans la pioche (Golf, TriPeaks, 40 voleurs), une donne peut être bloquée quoi qu'on fasse. Le bouton Annuler permet de revenir en arrière et d'essayer un autre chemin.
Mes statistiques de réussite sont-elles enregistrées ?
Oui, pour chaque jeu : parties, victoires, pourcentage, séries et meilleur temps. Elles restent dans votre navigateur seulement, sans compte : elles disparaissent si vous effacez les données du site.
Quelle réussite se joue avec deux jeux de cartes ?
Sur ce site : les 40 voleurs (104 cartes), le Spider et le double solitaire. Le triple solitaire en utilise trois.
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Mis à jour le 12 octobre 2026